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Dates & horaires

02.04.2026 à 19:00

Durée 27'

Entrée libre sur réservation
Projection à 19h puis à l’issue des représentations de Baby Horn et du concert de Bonnie Banane

Présentation

Présenté en 2022 à la Galerie nationale de Prague dans le cadre du festival MOVE (Centre Pompidou), ce film marque l’apparition de Strakati, alter ego de Julie Béna. Héritier du théâtre non verbal, le personnage s’exprime peu par la parole mais par des bruits. Mi-clown mi-monstre, sournois et excessif, Strakati incarne un “moi” imprévisible et malveillant. Julie Béna y fait aussi jouer sa fille, sa mère et son mari, grimés en clowns, ils sont à la fois matière artistique et partenaires de jeux absurdes et brutaux. Entre comédie et horreur, STRAKATI représente une sorte d’inversion de son film précédent, Miles. Cette fois, c’est elle, Julie Béna, qui possède, utilise et abuse les corps. La caméra est empathique mais aussi prédatrice, zoomant de manière voyeuriste sur leurs visages et collant à leurs corps.

Née en 1982 à Paris, Julie Béna vit et travaille entre Paris et Prague. Diplômée en 2007 de la Villa Arson (Nice), passée par la Gerrit Rietveld Academie à Amsterdam, elle rejoint le Pavillon Neuflize OBC, programme du laboratoire de création du Palais de Tokyo. Récemment, son travail a fait l’objet d’expositions personnelles au Magasin CNAC, Grenoble, France (2025–2026); à PLATO, Ostrava, République tchèque (2024) Longtermhanstand, Budapest, Hongrie (2022); The Den, NıCOLETTı, Londres (2021); à la Villa Arson, Nice (2021); au Kunstverein Bielefeld et à Kunstraum, Londres (2020); au Jeu de Paume, Paris; au CAPC Musée d’art contemporain de Bordeaux; et au Museo Amparo, Puebla (Mexique) (2019).
Julie Béna a créé et réalisé de nombreuses performances au Centre Pompidou, Paris; à l’ICA, Londres; au M Leuven (Belgique); au Palais de Tokyo, Paris; et à Performa, New York. Héritière d’une enfance passée dans un théâtre itinérant et d’une adolescence en tant qu’actrice, sa réflexion est nourrie aussi bien par le théâtre et la littérature que par la culture populaire. À travers une œuvre mêlant performance, sculpture, cinéma et installation, elle convoque des images et des préoccupations du quotidien qu’elle s’approprie par des mises en scène, les transformant en sujets de fictions poétiques, romantiques ou épiques.