Les Inaccoutumés
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Édito

Festival Les Inaccoutumés automne 26
Spectacles, performances, concerts, expositions, projections

L'automne des Inaccoutumés, c’est 31 artistes, 19 spectacles dont 6 créations, 2 concerts et des expositions, projections et installations
Lieu de création, de circulation et d’expérimentation des formes contemporaines, la Ménagerie de verre poursuit avec Les Inaccoutumés son engagement en faveur d’un art vivant ouvert aux croisements entre danse, performance, musique, images et arts visuels. Déployée à Paris et hors les murs avec nos partenaires le Festival d’Automne à Paris, le Théâtre de la Commune à Aubervilliers, le musée de l’Orangerie, le Centre culturel suisse, KADIST et grâce au soutien de Dance Reflections by Van Cleef & Arpels, cette édition automnale réunit 31 artistes français et internationaux autour de gestes de résistance, de mémoire, de métamorphose et d’invention collective.
Les questions de transmission, d’histoire et d’identité traversent de nombreuses propositions. Avec #punk, nora chipaumire convoque l’énergie politique et musicale du punk ; Maria Donata D’Urso réactive dans Collection particulière une œuvre majeure de son parcours créée il y a plus de 20 ans ; Connor Scott fait surgir mémoires familiales et héritages populaires dans Cat-Gut Jim ; Elaine Mitchener donne voix aux récits invisibilisés dans The Then + The Now = Now Time ; tandis que Diana Szeinblum explore dans ADENTRO! les liens entre mémoire intime et expérience collective.
Cette édition s’attache également aux phénomènes de perception et de transformation. La Feuille d’Emmanuelle Huynh et Nicolas Floc’h invente un dialogue sensible entre danse et arts visuels ; LIGHT CRUSH d’Alice Panziera fait de la lumière une partenaire chorégraphique à part entière ; The wizard is not real de lisa laurent transforme le chagrin en matière performative ; tandis que Where the Fuck Am I? de Per Anders Kraudy Solli et Zoé Lakhnati compose un atlas jubilatoire de souvenirs, d’images et de références partagées.
Les corps deviennent aussi des espaces de fiction, de métamorphose et de réinvention. Helena de Laurens détourne les codes de l’opéra dans Le Saut du lit ; Zoé Lakhnati interroge les représentations du féminin et de la puissance dans Claudia The Virgin ; Mathilde Monnier et La Ribot déploient avec Gustavia un jeu irrévérencieux avec les conventions théâtrales ; tandis que Miguel Gutierrez, avec le concert SADONNA, fait dialoguer mélancolie et culture populaire.
La joie, l’humour, l’absurde et l’expérience collective irriguent également le festival. Jonas Chéreau célèbre dans Joie une énergie de résistance par le mouvement ; Grand Magasin poursuit ses enquêtes poétiques avec Que peut un corps ; Mette Ingvartsen et Will Guthrie recherchent la transe partagée dans All Around ; les Australiens de Back to Back Theatre rejouent une fameuse bataille affublés
de costumes en carton dans le film Agincourt; tandis que les concerts de Malibu puis d’Ange Halliwell et Pablo Altar prolongent ces circulations entre musique expérimentale, performance et cultures électroniques.

Temps fort de cette édition, le festival De l’Impertinence, imaginé à Sète par Zoé Lakhnati et Dora Pentchev, est invité à Paris pour une carte blanche réunissant Chiara Bartl Salvi, Philomène Jander, Luara Raio, Ivan Le Pays et Marina Rabita, en complicité avec le CRAC Occitanie.
Expositions, projections et installations, avec KADIST puis Bouchra Ouizguen et Tala Hadid, accompagnent également le parcours du festival.
Depuis plus de trente ans, Les Inaccoutumés défendent des œuvres qui déplacent les cadres, brouillent les frontières disciplinaires et inventent d’autres manières d’habiter le monde. Cette édition, d’une durée exceptionnelle, en propose un nouveau panorama : exigeant, généreux et résolument indiscipliné.

Spectacles et concerts

#punk (hashtag punk)— a slight revision—BLK GRL punk— returning to pre-pandemic and upgrading to post-pandemic—rage on 24.09—26.09

La Feuille 15.10—17.10

LIGHT CRUSH 15.10—17.10

Malibu 17.10

Joie 21.10—23.10

Collection particulière 21.10—23.10

Cat-Gut Jim 28.10—30.10

Le Saut du lit 28.10—30.10

Que peut un corps 12.11—14.11

All around 12.11—14.11

Agincourt 13.11—21.11

the then + the now = now time 16.11—17.11

Claudia the Virgin 19.11—21.11

Gustavia 19.11—21.11

SADONNA: THE WORLD DROWNED TOUR 21.11

Where the Fuck Am I ? 23.11

the wizard is not real 24.11—26.11

ADENTRO! 24.11—26.11

Secret Guests 26.11

Manguba is the name of the haunting that appeared to my grandmother in her childhood 03.12—05.12

Heat Island 03.12—05.12

Les Emprises 03.12—05.12

Crash Dance 05.12

DJ set Marina Rabitta 05.12

Sphere/Kurah 03.12—05.12

Expositions et projections

Double Takes 15.10—26.11

Exposition/projections avec le Crac Occitanie 03.12—05.12

Carte blanche au festival De l’Impertinence

Né à Sète à l’initiative de Zoé Lakhnati et Dora Pentchev, De l’Impertinence rassemble chaque année des artistes de différentes disciplines autour d’un temps de résidence consacré à l’expérimentation et à la rencontre. Pour la première fois, le festival quitte son ancrage sétois et s’invite à la Ménagerie de verre à Paris pour une édition exceptionnelle pensée en dialogue avec le lieu. Les artistes invités sont conviés à réactiver leurs pratiques au contact de ces espaces. À la croisée de la résidence et de la présentation publique, De l’Impertinence hors les murs affirme ce qui fonde le projet depuis ses débuts : l’interdisciplinarité, les croisements de regards et la création de nouvelles formes de rencontre entre artistes, œuvres et publics.

du 3 au 5 décembre
avec:

Chiara Bartl Salvi,
Ivan Le Pays,
Philomène Jander,
Dylan Proisy,
Marina Rabita,
Luara Raio
& le Crac Occitanie

Workshops septembre — décembre 2026

Workshops réservés aux professionels et préprofessionnels

NORA CHIPAUMIRE
workshop du 14 au 18 septembre

Née en 1965, Nora Chipaumire est une danseuse et chorégraphe originaire de Mutare, au Zimbabwe, et vit entre Berlin, New York et Harare. Elle étudie la danse en Afrique, à Cuba et en Jamaïque avant de s’installer à New York. Dès sa première pièce, Chimurenga, en 2003, Nora Chipaumire aime associer l’esthétique à la politique en évoquant les questions coloniales, notamment celle de l’histoire des corps noirs. Ses pièces lui ont valu de nombreux prix aux États-Unis, dont trois Bessie Awards et la bourse Guggenheim 2018. En France, ses œuvres ont été présentées au Théâtre de la Ville, aux Subsistances à Lyon ou encore au Centre national de la danse. La Ménagerie de verre accueille en septembre trois semaines de carte blanche à Nora Chipaumire à l’invitation du Festival d’Automne à Paris ; elle y présentera notamment la pièce #punk. Elle a construit sa propre pratique pédagogique (nhaka), qu’elle partagera lors de ce workshop, accompagnée de ses danseurs.

AUDREY MERILUS
workshop du 19 au 23 octobre

La pratique artistique d’Audrey Merilus s’articule autour de la performance et de la chorégraphie. Elle a étudié au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon, puis obtenu son bachelor en danse à P.A.R.T.S., à Bruxelles. Elle collabore actuellement avec Soa Ratsifandrihana, Gisèle Vienne et Florentina Holzinger, et a auparavant travaillé avec Maud Le Pladec, Michiel Vandevelde et Anne Teresa De Keersmaeker. Outre son engagement auprès de ces différents artistes, elle entame avec le solo Moved by the Memories of Affects son premier projet chorégraphique pour 2027 et s’engage dans une démarche de curation à Anvers et Bruxelles. Ce solo est coproduit et sera présenté par la Ménagerie de verre, dont Audrey Merilus devient artiste associée à partir de septembre 2026.

MIGUEL GUTIERREZ
workshop du 16 au 20 novembre

Performeur américain de la scène new-yorkaise, plusieurs fois primé, Miguel Gutierrez est aussi chorégraphe, interprète, musicien et auteur. La voix est pour lui un mouvement et le corps un vecteur d’émotions et d’idées. Installé à Brooklyn, New York, depuis 2001, il alterne projets solos, performances et œuvres collectives. Leur style, toujours explosif, mélange les genres et déjoue les conventions. Il a notamment créé le DEEP AEROBICS, une méthode absurde pour atteindre la radicalité présente en chacun de nous. Il est professeur associé de chorégraphie au département World Arts and Cultures/Dance de l’UCLA. Il a publié deux albums : SADONNA: The Album, où il interprète des reprises mélancoliques de chansons de Madonna, et Sueño, composé de ses propres morceaux, tous deux disponibles sur les plateformes de streaming. Le concert SADONNA est présenté cet automne dans le cadre des Inaccoutumés hors les murs au Théâtre de la Commune à Aubervilliers.

SATI VEYRUNES
workshop du 7 au 11 décembre

Sati Veyrunes est une artiste chorégraphique basée à Marseille. Elle est diplômée de la Salzburg Experimental Academy of Dance (SEAD) en 2019. Elle collabore notamment en tant que danseuse-interprète avec Oona Doherty, qui lui a transmis en 2020 le solo Hope Hunt and the Ascension into Lazarus, toujours diffusé à l’international. Leur collaboration se poursuit depuis à travers différents projets chorégraphiques, filmiques et pédagogiques (dont Navy Blue, Hunter — filmed). Sati Veyrunes travaille aussi avec Nina Santes (Wet Songs, 2025) et Benjamin Kahn (Bless the Sound That Saved a Witch Like Me, sélectionné par Aerowaves en 2024). Pour son premier projet, Motor Unit, accompagné en production déléguée par la Ménagerie de verre et dont la première a eu lieu dans le cadre des Inaccoutumés printemps 2026, elle a invité deux chorégraphes, Erna Ómarsdóttir et Adrienn Hód, à lui transmettre des pièces issues de leurs répertoires.